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Lab architecture — Aileen Barthélemy|Bretagne




Parenthèse lumineuse est une extension en bois conçue pour transformer la relation entre une maison ancienne, ses habitants et son jardin. Au cœur d’un hameau en bord de Rance, cette maison en pierre du XIXᵉ siècle s’offre une respiration contemporaine. L’intervention ne cherche pas à produire un grand volume supplémentaire, mais à ajouter précisément la pièce qui manquait : un salon lumineux et confortable, largement ouvert sur le jardin et prolongé par une nouvelle terrasse. Connectée à la maison par un volume vitré, l’extension reprend certains codes de l’architecture locale — une silhouette simple, une toiture à deux pans et une couverture en ardoises naturelles — tout en assumant une écriture contemporaine et épurée. Le projet établit ainsi un dialogue entre deux matérialités : la présence minérale et pérenne de la pierre existante et la chaleur d’une construction légère en bois. L’objectif était d’agrandir avec sobriété, sans alourdir le bâti ancien ni en effacer le caractère. La nouvelle pièce se glisse entre la maison et le jardin comme un espace de transition. Elle permet de se poser, de recevoir, de profiter davantage de la lumière naturelle, d’ouvrir largement les portes aux beaux jours et de vivre autrement le quotidien. La lumière constitue la matière première du projet. De larges ouvertures orientées au sud et disposées en angle multiplient les vues, transforment l’ambiance intérieure et donnent à cette extension de dimensions mesurées une véritable sensation d’espace. La terrasse poursuit cette ouverture et prolonge naturellement les usages vers l’extérieur. La démarche constructive accompagne cette recherche de qualité d’usage : ossature bois, isolants en laine et fibre de bois, bardage et terrasse en châtaignier issu d’une filière locale, parquet en chêne français et menuiseries mixtes bois-aluminium. Plus qu’une simple extension, Parenthèse lumineuse propose une nouvelle manière d’habiter la maison et révèle le charme d’un bâti ancien réinterprété avec modernité.
La maison existante bénéficiait du caractère d’un bâti ancien en pierre et d’un grand jardin, mais les espaces de vie entretenaient une relation limitée avec l’extérieur. Malgré la qualité du lieu, il manquait aux habitants une pièce permettant de profiter pleinement du jardin, de la lumière et de la terrasse. La commande est née de ce constat : agrandir la maison, non pas pour créer un volume imposant, mais pour ajouter la pièce qui faisait défaut. Les maîtres d’ouvrage souhaitaient disposer d’un nouvel espace de vie destiné à la détente et à la réception, confortable au quotidien, généreusement éclairé et directement relié à l’extérieur. Le projet devait permettre une évolution des usages : vivre davantage tourné vers le jardin, prolonger les espaces intérieurs vers la terrasse, ouvrir la maison aux beaux jours et créer un lieu plus fluide et plus agréable. La terrasse faisait donc partie intégrante de la commande. Elle ne devait pas constituer un simple aménagement extérieur, mais le prolongement naturel du nouveau salon. L’intervention devait également respecter la maison existante et conserver la lecture de son architecture en pierre. La demande appelait une réponse contemporaine, mais suffisamment sobre pour ne pas concurrencer le bâtiment principal. Le bois s’est rapidement imposé comme le matériau adapté à cette recherche : il permettait de différencier clairement l’extension tout en lui donnant une présence chaleureuse et une échelle domestique. Enfin, les maîtres d’ouvrage étaient sensibles à la qualité environnementale et à la provenance des matériaux. Le projet s’est donc développé autour d’une construction en ossature bois, de matériaux biosourcés et de solutions privilégiant autant que possible des essences et des savoir-faire locaux. La commande initiale d’une « pièce en plus » a ainsi conduit à une réflexion plus large sur la manière d’habiter la maison. Bien placée, bien orientée et précisément reliée aux usages existants, cette extension de taille contenue modifie profondément la relation au lieu.
La première contrainte consistait à intervenir auprès d’une maison en pierre du XIXᵉ siècle sans en altérer la présence. Le projet devait conserver une lecture claire du bâti d’origine, éviter une extension massive ou mimétique et trouver une juste articulation entre architecture ancienne et intervention contemporaine. La liaison entre les deux constructions constituait donc un enjeu essentiel. Il fallait raccorder une construction légère en ossature bois à un bâtiment ancien en maçonnerie, tout en traitant les différences de matériaux, de niveaux, de mouvements, d’étanchéité et d’évacuation des eaux. Cette jonction devait rester techniquement maîtrisée et architecturalement discrète. La surface de l’extension étant volontairement mesurée, chaque élément devait contribuer à la qualité de l’espace. L’implantation, les ouvertures, les circulations, le mobilier et les rangements devaient permettre à la nouvelle pièce d’être fonctionnelle sans être encombrée et de paraître plus généreuse que son emprise réelle. L’ouverture sur le jardin constituait une autre contrainte importante. Les grandes surfaces vitrées devaient apporter une lumière abondante, offrir des vues dégagées et renforcer le lien avec la terrasse, tout en maintenant un bon niveau de confort thermique. L’orientation sud et les vitrages en angle nécessitaient notamment de pouvoir moduler la lumière et les apports solaires selon les saisons. Le projet devait également composer avec la silhouette et les matériaux du contexte local. La nouvelle architecture devait être identifiable comme contemporaine, sans rompre avec le paysage du hameau. Le choix d’une toiture à deux pans et d’une couverture en ardoises naturelles répond à cette recherche de continuité, tandis que le bardage vertical en bois affirme le caractère nouveau de l’intervention. Enfin, la démarche environnementale imposait une attention particulière à la cohérence des matériaux et des systèmes constructifs : structure en bois, isolation performante en laine et fibre de bois, traitement rigoureux de l’enveloppe, menuiseries mixtes bois-aluminium et recours à un châtaignier provenant d’une filière locale. Les choix devaient conjuguer performance, pérennité, confort et qualité architecturale.
L’extension est conçue comme un volume simple et autonome, implanté dans la continuité des espaces de vie mais clairement distingué de la maison en pierre. Sa silhouette archétypale à deux pans reprend les proportions et les codes des petites constructions traditionnelles du hameau. La couverture en ardoises naturelles crée une parenté avec l’existant, tandis que le bardage vertical en châtaignier affirme une intervention contemporaine. Entre la maison et l’extension, un volume entièrement vitré forme une articulation légère. Cette liaison évite une confrontation directe entre la pierre et le bois, maintient une lecture distincte des deux architectures et introduit la lumière au cœur de la jonction. Elle constitue une véritable séquence de passage entre l’atmosphère plus minérale de la maison existante et le nouveau salon ouvert sur le jardin. L’implantation et l’orientation des baies ont été travaillées pour maximiser la lumière naturelle et les relations visuelles avec l’extérieur. Une large ouverture au sud et des vitrages disposés en angle effacent les limites de la pièce et cadrent plusieurs vues sur le jardin. Les menuiseries mixtes bois-aluminium apportent la chaleur du bois côté intérieur et la résistance de l’aluminium côté extérieur. Des brise-soleil orientables permettent de moduler la lumière, l’intimité et les apports solaires. La terrasse en châtaignier, réalisée sur plots, prolonge directement la pièce de vie. Son dessin accompagne les façades vitrées et transforme le seuil en un véritable espace habité. Elle permet de déplacer les usages vers l’extérieur et donne au salon une profondeur supplémentaire lorsque les baies sont ouvertes. La construction repose sur une ossature bois associée à une isolation en laine et fibre de bois. Le choix final du châtaignier pour le bardage et la terrasse renforce la cohérence matérielle du projet et son inscription dans une démarche locale. À l’intérieur, un parquet en chêne français poursuit cette atmosphère chaleureuse. Une banquette sur mesure intégrant des rangements structure le fond de la pièce et offre un espace où s’asseoir face au jardin. L’ensemble des solutions répond à une même intention : obtenir le maximum de qualité d’usage avec une intervention mesurée. Par sa position, son orientation, sa lumière et sa relation à la terrasse, l’extension devient moins une pièce ajoutée qu’un nouveau centre de gravité pour la maison.
Le contour indique la commune du projet et le repère situe son centre. L’adresse précise reste confidentielle.
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