Bosch Home Comfort propose sa climatisation réversible Climate 7000i en trois couleurs : blanc, graphite et argent.

KILINC ARCHITECTURE — Mustapha KILINC|Auvergne-Rhône-Alpes




Le projet s’appuie sur une volonté claire : concevoir une maison en résonance avec les goûts des clients, tout en proposant une réponse architecturale singulière, profondément ancrée dans son site. Il puise une partie de son inspiration dans les villas californiennes des années 1950, dont il reprend certains codes emblématiques : toiture-terrasse, larges débords de toiture, composition horizontale et continuité entre les espaces intérieurs et extérieurs. Cette référence n’est toutefois pas envisagée comme une citation littérale, mais comme un point de départ. Le projet réinterprète cet héritage en l’adaptant à la topographie marquée de la parcelle et à son environnement résidentiel proche. L’horizontalité est notamment renforcée par le dessin des terrasses, qui prolongent les lignes du bâtiment et accompagnent le regard vers le paysage. À cette inspiration s’ajoute une écriture propre au projet, fondée sur le déploiement d’une ligne courbe. Celle-ci apparaît dès l’entrée sur la parcelle, où elle organise l’accès principal et le garage. Elle adoucit la géométrie générale, accompagne les séquences d’arrivée et confère à la maison une identité forte. La structure en béton participe pleinement à cette intention architecturale. Visible et assumée, elle n’est pas dissimulée derrière un habillage, mais devient un élément constitutif de l’expression du projet. Le recours au béton et à son coffrage permet une grande liberté dans la conception des formes et rend possible l’exploration de la courbe à différentes échelles. La grande casquette en béton, entièrement dessinée dans cette logique, joue un rôle majeur : elle agit comme un véritable couronnement du projet. Par son ampleur et sa continuité, elle unifie l’ensemble et donne à la maison une silhouette immédiatement identifiable. Le retrait des façades sous cette dalle accentue encore cette perception. La casquette apparaît presque en suspension, comme un plan protecteur flottant au-dessus des espaces habités. Cet effet renforce la légèreté visuelle de la composition malgré la matérialité du béton. Le travail sur l’horizontalité trouve une expression particulièrement forte sur la façade ouest, où quatre poteaux métalliques viennent porter la structure tout en libérant largement la façade. Leur finesse permet d’ouvrir de grandes baies sans fragmentation excessive, de prolonger les vues et de renforcer la continuité entre la pièce de vie, la terrasse et le jardin. La déclivité du terrain joue un rôle essentiel dans la perception de la maison. D’un côté, les deux niveaux s’inscrivent dans le sol et donnent au projet l’apparence d’un socle solidement ancré dans la pente. De l’autre, le niveau inférieur disparaît progressivement dans le terrain, ne laissant apparaître que le niveau haut, qui semble posé avec légèreté sur le sol. Ce passage d’une architecture massive et enracinée à une architecture presque flottante crée un déséquilibre harmonieux. La maison change ainsi de silhouette selon le point de vue, s’appuyant sur le terrain autant qu’elle semble s’en détacher. Depuis le bas de la parcelle, le projet se lit clairement en deux strates : un rez-de-jardin en lien direct avec le terrain et un rez-de-chaussée accueillant les espaces de vie. Cette organisation accompagne naturellement la pente. À l’intérieur, une double hauteur met en scène un escalier monumental baigné de lumière zénithale. Il conduit vers les espaces de nuit situés en partie basse et transforme cette descente en une véritable expérience architecturale, vers un niveau habité, lumineux et pleinement intégré à la maison. À l’extérieur, l’escalier en béton reliant la terrasse au rez-de-jardin prolonge cette monumentalité. Directement ancré dans le terrain, il devient une articulation entre la maison, sa topographie et le paysage aménagé. Cette présence architecturale demeure pourtant discrète depuis la rue. Implantée en seconde ligne, la maison est peu visible depuis l’espace public, ce qui atténue fortement son impact. Un contraste s’établit ainsi entre l’intensité du projet perçue depuis la parcelle et sa relative discrétion dans le paysage environnant. Enfin, la matérialité renforce la cohérence de l’ensemble. Le béton brut, laissé apparent au plafond et prolongé vers l’extérieur dans la casquette, efface les ruptures entre dedans et dehors. Sa texture minérale dialogue avec la chaleur du bois brut, mis en œuvre en bardage à claire-voie sur certaines façades. Cette association équilibre puissance structurelle et douceur domestique. L’intention du projet réside ainsi dans cette synthèse : faire dialoguer l’esprit des villas californiennes avec une écriture contemporaine, sculptée par le béton, adoucie par la courbe et adaptée à la topographie du lieu. Structure, lumière, matériaux et paysage composent ainsi un ensemble cohérent, fluide et habité.
Le projet trouve son origine dans une configuration foncière singulière. La parcelle est issue de la division d’un vaste terrain résidentiel, dont une partie accueillait auparavant une piscine et un poolhouse. Ces deux éléments occupaient une position centrale sur la nouvelle parcelle, rendant difficile l’implantation cohérente d’une habitation répondant à la fois aux règles d’urbanisme, aux contraintes du site et aux attentes des futurs occupants. Après étude des possibilités de transformation ou de réutilisation des constructions existantes, le choix s’est porté sur leur démolition. Leur implantation, leur orientation et leur niveau d’insertion dans la pente ne permettaient pas de constituer une base pertinente pour le nouveau projet. La création d’une construction neuve offrait au contraire la possibilité de repenser entièrement la relation entre la maison, la topographie et les espaces extérieurs, tout en garantissant une implantation réglementairement viable. La rencontre entre les clients et l’agence s’est faite de manière indirecte. Ils avaient découvert par hasard une maison conçue par l’agence à Charbonnières-les-Bains, dont l’écriture architecturale les avait particulièrement séduits. Ils avaient apprécié la présence de lignes courbes, la fluidité des volumes et les références à l’architecture californienne, perceptibles notamment dans l’horizontalité de la composition, la générosité des ouvertures et la continuité entre intérieur et extérieur. Ces éléments sont naturellement devenus des références pour leur propre projet. Il ne s’agissait toutefois pas de reproduire une maison existante, mais d’en retrouver certains principes : une architecture aux lignes douces, largement ouverte sur le paysage, des espaces de vie lumineux et une relation étroite avec les terrasses et le jardin. L’objectif était de traduire cet imaginaire dans un contexte différent, marqué par la pente, l’enclavement de la parcelle et la proximité des constructions voisines. Le programme prévoyait une maison familiale d’environ 190 m². Les clients souhaitaient disposer d’une grande pièce de vie réunissant la cuisine, le séjour et la salle à manger dans un espace ouvert, fluide et convivial. Cette pièce devait constituer le cœur de la maison et bénéficier d’une relation directe avec l’extérieur. La demande d’une baie vitrée monumentale occupait une place centrale dans le cahier des charges. Elle devait permettre d’ouvrir largement l’espace de vie sur la vue, d’effacer autant que possible la limite entre intérieur et extérieur et de faire entrer une lumière abondante dans la maison. Cette ouverture devait néanmoins être pensée en cohérence avec l’orientation solaire, les besoins de protection thermique et la préservation de l’intimité. Le programme comprenait également trois chambres, dont deux suites disposant chacune de leurs propres espaces annexes. Cette configuration répondait à la volonté d’offrir davantage d’autonomie et de confort aux différents occupants, tout en conservant une organisation claire entre les espaces communs et les espaces plus privés. Un espace complémentaire, pouvant accueillir un bureau ou un salon de télévision, devait également être intégré au projet. La souplesse d’usage de cette pièce était importante : elle devait pouvoir accompagner l’évolution des besoins familiaux, permettre le travail à domicile ou offrir un lieu plus intime, distinct de la pièce de vie principale. Enfin, les espaces extérieurs constituaient une composante essentielle du programme. Les clients souhaitaient disposer d’une terrasse couverte, conçue comme une véritable pièce supplémentaire en prolongement du séjour, ainsi que d’une nouvelle piscine intégrée à la composition d’ensemble. L’enjeu était de ne pas traiter ces éléments comme de simples équipements ajoutés à la maison, mais comme les composantes d’un même projet architectural. L’origine du projet résulte ainsi de la rencontre entre un terrain à réinventer, des constructions existantes devenues inadaptées et un imaginaire architectural clairement exprimé par les clients. Le programme a permis de poser les bases d’une maison contemporaine, lumineuse et ouverte, capable de retrouver l’esprit californien recherché tout en apportant une réponse spécifique aux contraintes de la parcelle.
Le projet s’inscrit sur un terrain particulièrement contraint, tant par sa topographie que par sa configuration parcellaire et son environnement bâti immédiat. La première difficulté résidait dans la forte déclivité du site. Le terrain présente une pente d’environ 11 % suivant un axe Est-Ouest, générant un dénivelé significatif sur la profondeur de la parcelle. Cette topographie imposait de concevoir une implantation capable d’accompagner le relief plutôt que de le corriger artificiellement. Cette approche était d’autant plus nécessaire que le règlement du Plan local d’urbanisme limitait fortement les mouvements de terrain. Les possibilités de remblaiement, de décaissement ou de création de plateformes étaient donc restreintes, excluant une mise à niveau générale de la parcelle. Le projet devait ainsi trouver un équilibre entre l’adaptation au sol naturel, la maîtrise des hauteurs et l’organisation des différents niveaux de la maison. La pente est devenue un élément structurant de la conception : elle a guidé l’implantation du bâtiment, la distribution intérieure, les relations entre les espaces de vie et le jardin, ainsi que le traitement des accès. L’enjeu consistait à absorber le dénivelé de manière progressive, tout en limitant l’impact visuel et physique de la construction sur le site. La parcelle présente par ailleurs une situation d’enclavement. Issue d’une division parcellaire, elle se trouve en retrait de la voie publique et dispose de conditions d’accès plus complexes que celles d’un terrain directement adressé sur rue. Cette configuration impose une attention particulière aux séquences d’arrivée, aux circulations automobiles et piétonnes, ainsi qu’à la lisibilité de l’entrée de la maison. L’accès ne pouvait pas être considéré comme un simple élément fonctionnel : il devait être intégré à la composition générale du projet, malgré une emprise disponible limitée. Enfin, la proximité immédiate des constructions voisines constituait une contrainte majeure. Au nord comme au sud, les maisons existantes sont implantées en limite de propriété et se situent à faible distance du terrain. Cette densité du contexte génère des enjeux importants en matière d’intimité, de vues, d’ensoleillement et de perception des volumes bâtis. Le projet devait éviter les vis-à-vis directs sans pour autant se refermer sur lui-même. Il fallait préserver des apports de lumière naturelle, ménager des ouvertures généreuses et établir une relation qualitative avec les espaces extérieurs, tout en protégeant les habitants des vues proches. L’orientation des façades, la position des baies, le cadrage des perspectives et le traitement des limites ont donc été pensés avec précision. Ces contraintes combinées — pente importante, mouvements de terrain limités, enclavement de la parcelle et proximité du voisinage — ont directement façonné le projet. Plutôt que d’être considérées comme des obstacles, elles ont constitué le point de départ d’une architecture étroitement liée à son site, attentive à la topographie, aux usages et à l’équilibre avec le contexte existant.
En réponse à la déclivité importante du terrain, le projet adopte une organisation en deux niveaux étroitement liée à la topographie naturelle. Le rez-de-chaussée accueille les espaces de vie, tandis que le rez-de-jardin, partiellement enterré, regroupe les espaces de nuit. Cette disposition permet d’inscrire la maison dans la pente sans recourir à des mouvements de terrain excessifs, conformément aux contraintes du règlement d’urbanisme. Plutôt que de créer une plateforme artificielle, le bâtiment accompagne le dénivelé existant. Le niveau supérieur bénéficie ainsi d’une relation privilégiée avec le paysage et la lumière, tandis que le niveau inférieur s’ouvre directement sur le jardin. Son implantation partiellement en sous-sol contribue également à réduire l’impact visuel de la construction et à préserver une échelle adaptée au contexte résidentiel environnant. Les espaces intérieurs sont prolongés par un ensemble de terrasses disposées à différents niveaux. Un escalier extérieur relie ces plateformes et assure une continuité entre le rez-de-chaussée, le rez-de-jardin et les différentes parties du jardin. Ce dispositif permet de parcourir la maison et le terrain aussi bien par l’intérieur que par l’extérieur. Les terrasses ne constituent donc pas de simples prolongements ponctuels des pièces : elles forment une véritable séquence architecturale, accompagnant progressivement la pente et multipliant les usages extérieurs. Sur la façade principale, largement ouverte à l’ouest, la maîtrise des apports solaires a constitué un enjeu central. Le dimensionnement de la casquette en béton a été précisément défini en fonction de la course du soleil et de l’orientation du bâtiment. Sa profondeur permet de limiter les rayonnements directs dans la pièce de vie et de réduire les risques de surchauffe, tout en préservant la luminosité naturelle et les vues vers l’extérieur. Elle participe ainsi à la régulation thermique de la maison en toute saison, en complément des performances de l’enveloppe. Lorsque la casquette se rétrécit, ou en façade Sud, elle est complétée par des lames brise-vue au profil en aile d’avion. Leur orientation filtre les rayons solaires et protège les espaces intérieurs des vues latérales générées par la proximité du voisinage. Au-delà de leur rôle climatique et fonctionnel, ces éléments introduisent un rythme régulier sur la façade. Ils créent des variations d’ombre et de lumière au cours de la journée et contribuent à donner de la profondeur à une composition volontairement sobre. Un store en toile, discret et intégré à l’architecture, complète ce dispositif. Il permet d’ajuster ponctuellement le niveau de protection solaire selon les conditions climatiques et les usages, sans modifier la lecture générale de la façade. La combinaison de la casquette, des brise-soleil et du store offre ainsi plusieurs degrés de filtration, fixes ou modulables. Le choix du métal pour les poteaux de la façade ouest répond à une volonté de finesse et d’élégance. Leur section en H permet d’optimiser leurs capacités structurelles, d’augmenter les portées et de réduire au maximum le nombre d’éléments porteurs. La façade peut ainsi accueillir de larges baies vitrées sans fragmentation excessive, renforçant la continuité visuelle entre la pièce de vie, les terrasses et le jardin. La géométrie des poteaux permet également d’intégrer et de dissimuler certains éléments techniques, notamment les alimentations électriques et les descentes d’eaux pluviales. La structure participe ainsi pleinement à l’expression architecturale du projet : elle porte, organise et rationalise la façade tout en conservant une présence minimale. Le rythme obtenu est volontairement épuré, afin de laisser toute leur place aux grandes ouvertures, à la lumière naturelle et à la relation avec le paysage.
Poussez la porte de maisons d'architectes près de chez vous. Visites gratuites sur réservation.
Du 16 au 18 octobre 2026
Réservez vos visites
Piscine Global 2026 : l’événement de référence

FSX 100 Inversée : une façade performante, conçue […]

ECHO : La nature inspire l'architecture

juillet 2026
03 Édito ACTUS 06 En image 08 Archi news 10 Traits privés 12 Sortir 16 En aparté 18 En vue 20 À lire 22 Du côté des kids INSPIRATION 24 Reportage L’architecture comme refuge Atelier Boteko 32 Reportage Entre la mer et le…