© © Julien Lelievre
Entretien avec Joseph Grappin et Philippe Baranes
Comment avez-vous pensé cet espace ?
Philippe Baranes : Il s’agit avant tout d’un projet conçu ensemble.
Joseph Grappin : Je considère en effet qu’une réalisation réussie est le résultat d’un travail collaboratif. Nous avons donc défini conjointement l’espace, afin qu’il soutienne les différentes fonctions du restaurant et son concept: une cuisine centrale ouverte où le client assiste à la préparation minute des plats, dans la continuité du bar, au-dessus desquels se trouve une mezzanine «cocon». Le reste du volume, en double hauteur, est occupé par la zone de circulation et un linéaire de tables et d’assises.
Quelles sont vos références ?
J. G. : Le linéaire d’assises en tasseaux de chêne fait écho aux brasseries parisiennes et aux bancs des jardins de la capitale. Il est aussi une évocation du banc conçu par Andrée Putman pour le musée d’art contemporain de Bordeaux, le CAPC. Du rez-de-chaussée, il se prolonge au mur et au plafond, telle une roseraie, puis redevient banc et gardecorps à l’étage.
Pouvez-vous parler de la façade ?
J. G.: Nous avons voulu la modifier, mais les copropriétaires ont refusé. J’ai proposé au graphiste Julien Lelièvre de magnifier cette surface qu’on ne pouvait pas changer. Il a développé un logo inspiré de la silhouette du banc.
P. B.: La subtilité du projet se trouve ainsi dans son équilibre global, comme pour les plats!

