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Senecio — Léa Girault|Nouvelle-Aquitaine


La Maison Saint-Jean est la transformation d'une maison de 30 m² à Bordeaux en une maison de 52 m², née de la volonté de révéler le potentiel d'un habitat modeste plutôt que de le remplacer. Le projet préserve l'existant et l'enrichit par une extension verticale, offrant de nouveaux usages tout en limitant son impact environnemental. Pensée autour de la lumière naturelle, du confort en toutes saisons et de la sobriété constructive, l'intervention privilégie le réemploi, les matériaux biosourcés et une amélioration durable des performances thermiques. Plus qu'une extension, Maison Saint-Jean démontre qu'une architecture attentive et mesurée peut transformer profondément la manière d'habiter. Le projet défend une approche où préserver, adapter et construire avec justesse deviennent les fondements d'un habitat contemporain, durable et sensible.
Les propriétaires ont acquis une petite maison de 30 m² située au fond d'une parcelle dans un quartier dense de Bordeaux. Malgré ses dimensions réduites, son jardin, son calme et son implantation en retrait constituaient des qualités rares qu'ils souhaitaient préserver. Leur ambition était de transformer cette habitation vieillissante, mal isolée et devenue inadaptée aux usages actuels en une maison confortable, lumineuse et évolutive, sans renoncer à son identité. Plutôt qu'une démolition-reconstruction, la commande privilégiait une intervention sobre, fondée sur la valorisation de l'existant, l'extension verticale, le réemploi des matériaux et l'utilisation de solutions constructives biosourcées. Le projet répond ainsi à une volonté commune de démontrer qu'une maison de très petite surface peut devenir un lieu de vie généreux, durable et contemporain.
Le projet s'inscrit sur une parcelle étroite en cœur d'îlot, dans un environnement urbain dense soumis à des règles d'urbanisme strictes. La faible surface de la maison existante (30 m²), la nécessité de conserver son emprise au sol, les limites séparatives et le budget maîtrisé imposaient une intervention mesurée. La transformation devait également améliorer significativement les performances thermiques tout en préservant la structure existante et en limitant l'impact environnemental du chantier. Ces contraintes ont conduit à privilégier une extension verticale, une optimisation de chaque mètre carré et une approche constructive fondée sur le réemploi et les matériaux biosourcés.
La réponse architecturale repose sur une transformation de l'existant plutôt que sur sa substitution. Une extension verticale permet d'augmenter la surface habitable sans modifier l'emprise au sol, tandis que la réorganisation des espaces optimise chaque mètre carré. Le projet met l'accent sur l'apport de lumière naturelle, la ventilation traversante et le confort en toutes saisons. La conservation de la structure existante, le réemploi de matériaux issus de la déconstruction et le recours à des matériaux biosourcés contribuent à réduire l'empreinte carbone de l'opération. Chaque intervention a été pensée pour concilier qualité d'usage, sobriété constructive et pérennité, démontrant qu'une petite maison peut offrir un cadre de vie généreux et durable.
Le contour indique la commune du projet et le repère situe son centre. L’adresse précise reste confidentielle.
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