Symbole de la gaieté des années 1950, des congés payés et des loisirs, la station balnéaire de l'océan Atlantique incarne une identité positive de la Reconstruction, à l'inverse des villes du Havre ou de Maubeuge. Bousculés par les images du modernisme brésilien, les architectes du nouveau Royan s'autorisent à jouer de fantaisie, sur les façades des villas comme sur celles des immeubles aux lignes courbes et dynamiques, variant les touches de couleurs et les motifs des brise-soleil. Au milieu de cette exubérance, deux oeuvres majeures témoignent de recherches constructives inédites : l'église Notre-dame et le marché couvert.

