À l'origine du concept de la boutique, les sculptures en aluminium de Patrick Roger. Eh oui ! S'il sait modeler le chocolat jusqu'à lui donner la forme d'un orang-outan, il crée aussi des objets métalliques où des lignes organiques côtoient des arêtes saillantes. Revêtus d'aluminium, les murs de la boutique sont ainsi parcourus de longues tranchées lumineuses d'où émane la couleur vert émeraude si chère au chocolatier. L'espace est en fait un cube presque parfait où tout contraste : « Les jaillissements de lumière et l'aluminium, l'air et la terre, les tonalités sombres du chocolat et la transparence du verre. » Au centre de l'espace vide trône une console monumentale surmontée d'une plaque en verre massif où sont disposés les chocolats, œuvres à part entière. L'espace se rapproche donc de celui d'un musée, invitant à la déambulation.
Comme le résume parfaitement l'architecte, « la frontière entre art et gourmandise, vitrine et espace de vente, chocolats à manger et à admirer, est dissoute » .
⇒ Article paru dans le Hors-série 41 : 1001 désirs d'intérieur

