© © Aline Dautresme
« Tom Sawyer, c'est l'Amérique. Le symbole de la liberté. Il est né sur les bords du fleuve Mississippi. » Chacun connaît cet air enjoué et enfantin que diffusait déjà la télévision en 1982. Pour Olivier Laurent, c'est bien plus que ça : « J'ai pensé à Tom Sawyer dès la commande de cette cabane de pêche et cette réminiscence de mon enfance m'a rendu euphorique : ce gamin gambade le long d'une rivière en pêchant et jouant avec une insouciance enviable. » Avec des images du héros de Mark Twain plein la tête, et tenant à respecter le délai de deux mois et demi imposé par le client, l'architecte a dessiné le modeste projet en quelques heures. Au programme : 20 mètres carrés de ponton sur l'eau permettant d'accrocher le carrelet -ce filet carré qui descend horizontalement dans l'eau à l'aide d'un treuil - couplés à 20 mètres carrés de surface habitable ; c'est le maximum autorisé par les Voies navigables de France (VNF) qui délivrent une autorisation faisant office de permis de construire. Autre condition de la VNF : la construction doit être entièrement en bois.
« Seul le dessin du calepinage et de la structure pouvait la singulariser vis-à-vis de ses voisins » révèle Olivier Laurent.
Il décide donc de laisser la structure visible comme « une grille de lecture simple » , soulignée en façade par un bardage vertical à claire-voie et prolongée en pergola au-dessus de la terrasse. Et, sans contrainte de hauteur, il en profite pour intégrer une mezzanine avec couchage au-dessus de la cuisine, laissant le salon en double-hauteur. De quoi profiter du calme de la Garonne, les pieds dans l'eau.
► Article paru dans le Hors-série 41 d'Architectures À Vivre : 1001 désirs d'intérieur


