L'homme ne peut réellement vivre dans la nature sans un abri digne de ce nom. L'architecture est alors l'art le plus essentiel à sa survie. Il est aussi l'un des plus controversés tout en étant parfois le plus irrévérencieux à l'égard du contexte naturel. Pour habiter le grand paysage d'une coulée de lave à Hawaï, Erin Moore et Mark Donofrio ont justement imaginé une construction respectueuse de son environnement, et, plus encore, une architecture qui puise ses références dans la culture locale. La « maison extérieure » se compose alors de deux pavillons. Le premier est désigné sous le nom de mauka d'après le mot hawaïen signifiant « l'intérieur des terres vers les montagnes ». Il abrite une petite chambre orientée vers la coulée de lave. Ses ouvertures captent les premières lueurs du soleil. Le second répond au nom de makai, « la mer ». Il s'agit d'une plate-forme couverte, érigée face au Pacifique et à l'île de Kahoolawe, qui abrite une terrasse, une cuisine extérieure et une douche. Cette construction frugale en bois et en acier, entièrement démontable, répond ainsi au concept local d'amour de la terre, l'aloha aina.
« Conformément aux souhaits des clients, les pavillons sont démontables tandis que leur emprise au sol est limitée au maximum. » Erin Moore, architecte
⇒ Article paru dans le Hors-série 39 : Maisons de plein air !

