© © Mathieu Ichou
Mais d'où vient l'accompagnement qui retentit entre deux commentaires ? Du téléphone du chanteur et d'une enceinte qu'il dissimule dans un tote bag soigneusement assorti à sa tenue. Certains airs, comme Le Dernier jour de Pompéi (1889) de Victorin Joncières interprété dans un cadre néo-pompéien, sont contemporains de leur décor. D'autres, non. La chanson Nijinski Hind date de 1969 mais permet d'évoquer le scandale que provoqua, en 1912, la chorégraphie imaginée par le danseur éponyme pour L'Après-midi d'un faune de Claude Debussy. Sur la terrasse adjacente, baignée de soleil, ode à la tragédienne Sarah Bernhardt qui fut la directrice des lieux, de 1899 à 1925. Le clou de la visite-spectacle coïncide avec le moment où Grégoire Ichou monte sur scène pour interpréter la Danse macabre (1875) de Camille Saint-Saëns. Un hommage tacite à toutes les créations conçues pour ce « petit château » qu'est le Châtelet. Royal !
Grégoire Ichou est désormais partout ! Après la Piscine de Roubaix, le Panthéon… il projette désormais
sa voix, parlée et chantée, au Châtelet. Un dialogue émouvant avec l’architecture qui prend fin sur scène,
l’une des plus convoitées de Paris !
Après la dernière du 27 avril (de 13 heures à 14h30), les visites chantées au théâtre du Châtelet seront reconduites la saison prochaine. Pour retrouver Grégoire Ichou ailleurs, toute l'année : www.gregoireichou.com
THÉÂTRE DU CHÂTELET - PARIS (1er) www.gregoireichou.com

