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La « métamorphose » a été confiée au même architecte qui, en 1992, avait conçu cet édifice, alors siège social de l'entreprise. Il s'agit d'Alain Sarfati, ardent défenseur d'une architecture démocratique, sociale et poétique. Pour ce nouveau projet, le maître d'œuvre a choisi de dessiner ses plans en tirant profit des contraintes contextuelles au sein de l'immeuble (séparations, cloisons et escaliers) et de livrer des appartements tous différents, singuliers et lumineux. Sur recommandation de la Ville de Paris, la façade intérieure originelle du bâtiment a été conservée. Et quelle façade ! Recouverte de panneaux argentés telles des écailles lumineuses, elle crée un effet kaléidoscopique évoluant au gré des nuages et de l'éclairage naturel. Ainsi, l'ensemble, quels que soient les étages, reflète les variations de la lumière diurne. Vraie démonstration de la nécessité pour les architectes d'envisager des réalisations évolutives, le programme de la rue Victor-Schoelcher est un bel exemple de changement d'usage qui, de plus, fait bouger les lignes de l'habitat social.
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