© Vue de la Tour de séchage © anonyme
À chaque édition, la Biennale Tous pour l’architecture, organisée par le réseau des Maisons de l’architecture, élit domicile en une nouvelle région. Cet automne, elle met le cap à l’Est et fait escale en Lorraine. Musique, danse et cinéma donneront à voir l’architecture sous des angles variés. Galerie Poirel à Nancy, l’exposition « Playtime » se penche sur les décors de cinéma, ces « acteurs silencieux d’histoires en mouvement ». Elle s’inscrit dans le cadre du Festival du film d’architecture, qui se tient chaque année à Nancy.
Point d’orgue de cet événement, l’exposition présentée à l’église des Trinitaires à Metz consacrée à l’architecte moderniste Georges-Henri Pingusson (1894-1978). Connu pour l’hôtel Latitude 43 à Saint-Tropez qu’il réalise en 1932, il marque le paysage de la Lorraine avec plusieurs réalisations allant du centre d’incendie et de secours à des églises qui marquent le renouveau de l’architecture cultuelle, si caractéristique de la période de la reconstruction. Souvent mal perçu parce qu’il vient remplacer des édifices pluricentenaires si constitutifs de l’identité d’un village ou d’un quartier, ce patrimoine comble un vide, à un moment où les croyances et les douleurs sont vives.
Tout le programme est à retrouver sur :
https://www.ma-lereseau.org/le-labo/biennale-tous-pour-larchitecture-2024

