© Extrait de l'affiche de l'évènement.
Il y a dix ans, le festival Image de ville, habitué à observer les enjeux urbains et architecturaux à travers l’objectif d’une caméra, élargissait son champ de réflexion avec les premières Journées du film sur l’environnement. La programmation de cette nouvelle saison, intitulée « La planète à table », s’annonce tout en saveurs : parmi les œuvres à l’affiche, Make Hummus not War, un documentaire de Trevor Graham qui propose un voyage international sur la route du hummus et de la façon dont sa production pourrait apaiser certains conflits, Faim de terre, un film « en chantier » de Karin Music et Manon Wallenberger, qui offre un bilan de l’impact des politiques d’aménagement du territoire sur le paysage provençal tandis que se présente l’occasion de (re)découvrir l’excellent The Lunchbox de Ritesh Batra. Salué par la critique dès sa sortie en 2013, ce long-métrage rappelle à travers la rencontre de ses deux protagonistes que la nourriture est avant tout affaire d'échange et de convivialité.En plus des nombreux films et documentaires, plusieurs conférences donneront à chacun l’opportunité de « se mettre à table » et de repenser ses propres habitudes alimentaires de même que leurs conséquences sur l’environnement. Ainsi, l’essayiste et agriculteur biologiste Pierre Rabhi proposera une discussion au sujet d’une agriculture collaborative, avec une plus faible empreinte sur la nature alors que le cinéaste Jonathan Nossiter viendra commenter deux documentaires en compagnie des spectateurs. L’occasion de dialoguer avec celui qui, en 2004, établissait l'implacable portrait des différents acteurs du monde viticole dans le documentaire Mondovino.
L’architecture et l’urbanisme seront bien au cœur des discussions lors de ces Journées, notamment grâce à la présence de l’architecte Anouk Legendre. Le 16 avril, elle viendra expliquer les enjeux du Pavillon France de l’exposition universelle de Milan qui débutera en mai 2015. Élaborée par l'agence X-TU, la réalisation illustre le savoir-faire français qu’il soit architectural ou gastronomique grâce à son plafond-paysage incrusté de nos plus fameuses spécialités. Reprenant l’esprit d’une halle de marché, la construction joue avec l'urbain et le vivant, synthétisant les solutions avancées par les acteurs de l'hexagone aux problématiques alimentaires de notre société mondialisée.

