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Grand admirateur de l’œuvre de Rousseau, le marquis René-Louis de Girardin imagine son parc à Ermenonville, dans l’Oise, en référence à ses écrits et pensées, célébration d’une vision sauvage de la nature, en rupture avec le jardin bien ordonnancé à la française alors en vogue. En 1778, il convie l’écrivain au crépuscule de sa vie, à y séjourner. Celui-ci y passe six semaines à herboriser, récoltant des plantes pour mieux les étudier et fabriquer des herbiers. La mort l’emportera d’ailleurs au retour d’une ultime balade… Jusqu’en octobre, une exposition promenade intitulée « Je raffole de la botanique » – en référence à une partie de œuvre méconnue de l’œuvre de Rousseau, et pourtant décisive dans l’histoire du paysage contemporain – invite ainsi le visiteur à marcher dans les traces du philosophe des Lumières et à découvrir ce qui fut pour lui une véritable passion. Trente-six panneaux explicatifs, répartis en onze haltes dans le domaine qui transporteront sans nul doute le promeneur bien plus loin que ne pourront jamais le porter ses pas.

