Cette exposition photographique d’Hortense Soichet, issue d’une recherche menée avec une anthropologue et un géographe, en partenariat avec Leroy Merlin Source et l’Ademe, aborde deux des enjeux majeurs du parc immobilier français que sont la transformation et la rénovation des maisons individuelles construites entre 1949 et 1974. Durant cette période, près de 3,5 millions de maisons individuelles ont en effet été bâties, ce qui représente un peu plus de 20 % de l’ensemble du parc individuel français actuel. L’étude de ces décennies témoigne de l’évolution des quartiers pavillonnaires, autrefois en périphérie et désormais intégrés à la ville, retracée ici dans des enquêtes réalisées à Toulouse, Colomiers et Saint-Brieuc. Croisant images et témoignages, l’exposition s’organise autour de verbes d’action pour révéler les multiples façons d’habiter : cacher son intimité, s’ouvrir sur l’extérieur, ajouter une pièce, conserver l’aspect, transformer le bâti, repenser les séparations d’espaces, les usages du jardin…, révélant les multiples façons de réinventer ces maisons, du bâti jusqu’à leur inscription dans le quartier et, plus largement, dans la ville. Avec une question en filigrane : et si ces pavillons composaient les cités-jardins de demain ?
Le 8 mars est organisée une rencontre avec les architectes Bruno Pilon et Fabrice Ginocchio sur les spécificités et les possibles interventions sur le pavillonnaire des années 1950-1970. Par ailleurs, des visites dans le quartier des Minimes, à Toulouse, sont envisagées.

