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C’est un fait : dans l’Hexagone, les logements sont petits et chers… mais pourquoi ? Jusqu’au 19 juillet 2014, ceux qui cherchaient des réponses à ce paradoxe français n’avaient qu’à se rendre à la Manne. Un joli nom pour une adresse providentielle, celle d’un « lieu d’expression et de rencontres » avec salon de thé, financé par l’anma/f et inauguré en octobre 2013 à Paris. Si la capitale regorge de galeries, le positionnement de l’endroit tranche avec la concurrence de ces white cubes plus ou moins arty. Ici, les micro-expositions ne se contentent pas de montrer, ni même de se frotter aux sujets d’actualité, elles les creusent en profondeur. Ainsi, « Argent / Logement / Autrement » utilisait les murs de l’espace de la rue des Petites-Écuries pour épingler des courbes et des graphiques plutôt que des tableaux, décortiquant pour le visiteur les mécanismes à l’œuvre dans l’immobilier, avant d’envisager des solutions. Sur le même modèle, ce fut ensuite au tour de l’agriculture urbaine de se voir offrir les honneurs de l’endroit. Bonne nouvelle, cette réflexion sur le futur de notre alimentation est toujours visible… mais à Bordeaux. En septembre 2014, la Fondation ouvrait en effet, dans le cadre de la biennale d’architecture Agora, une succursale dans le Sud-Ouest : l’Amarrage. Mission réussie pour l’espace qui jette l’ancre au bord de la Garonne en questionnant l’autonomie girondine : à Bordeaux, combien de tonnes de fruits et légumes pourrait-on faire pousser sur les toits de la ville, et combien de Bordelais pourraient être nourris par ce biais ? La réponse, il faudra aller la chercher là-bas… Parmi les alternatives repérées par l’anma/f pour faire baisser le prix de nos loyers, citons les Baugruppen de Tübingen, en Allemagne, plusieurs fois présentés dans EK. w

