© © Julie Cohen
Cet été, Laure Prouvost (née en 1978) jette l’ancre à Marseille, débarquement artistique qui se décline en deux grandes étapes. Pour le Centre de la Vieille Charité, la plasticienne française a conçu Mère We Sea, sein nourricier suspendu à la coupole du site. Au-dessous ondule une flaque d’eau peuplée d’éléments végétaux. Tout autour résonnent les voix de Marseillais(e)s qui ont traversé les lieux.
Quant au fort Saint-Jean, il accueille quatre installations révélant autant de facettes de l’artiste qui a le don de métamorphoser, avec grâce et poésie, les objets du quotidien. Perchée au sommet de la tour du Roi-René, la sculpture girouette Icara-Us-Elle signale le début de l’exposition, conformément à l’ambition de Pierre-Olivier Costa, le président du Mucem, d’initier les promeneurs, malgré eux, à l’art. C’est pour cette même raison que la casemate et la chapelle ont été ouvertes pour la première fois au public, dans une optique d’accessibilité accrue. Coup de coeur pour Sous les flots les âmes sont, vidéo inédite tournée dans les profondeurs de la cité phocéenne. Un peu plus bas, le Café du Fort fait ses débuts, depuis début mai, avec une décoration épurée, une carte alléchante et des prix raisonnables.

