© © Jordy Meow
Depuis une petite décennie, se développe sur l’archipel un tourisme d’un genre un peu particulier : haikyo, comprendre la chasse aux ruines. À l’origine de cette mode, un guide, qui en localisant les édifices à l’abandon, déclenche un intérêt pour l’architecture décrépie. Il faut dire que le pays du Soleil levant en regorge : dans les années 1990, le dégonflement de la bulle immobilière a entrainé nombre de fermetures d’entreprises, dont les bâtiments ne furent jamais démolis et attirent aujourd’hui les aventuriers modernes. Jordy Meow est l’un de ces curieux. « Ces lieux sont souvent interdits, donc difficiles d’accès, mais donnent l’impression de voyager dans le temps », explique-t-il. Si sa fascination pour les édifices en déshérence débute loin de Tokyo, dans la nuit d’un Aqualand où, enfant, il se laissa enfermer, ce français expatrié à l’est a depuis visité entre 200 et 250 ruines, patiemment photographiées puis cataloguées dans un livre édité par la maison Issekinicho et intitulé Nippon no Haikyo – vestiges d’un Japon oublié. Et à celui qui le feuillette, ses clichés solitaires laissent une fugace impression… de Jap’Lag.

