Pour Maud Caubet ; « Habiter, n’est pas seulement se loger. C’est insuffler une âme aux lieux, modifier l’espace et le temps, se couvrir du silence et de la lumière, écouter les saisons et les matières, inscrire les mémoires et les gestes. C’est co-habiter, transmettre, écouter, marcher pieds nus sur la terre, poser la main sur le vivant, respirer les rires et les pluies. Au centre, l’homme active l’architecture, la transforme. Chaque projet est un récit : sensoriel, intergénérationnel, climatique, naturel, fonctionnel. Un monde sensible où rien ne se perd mais tout se transforme, où chaque lieu devient présence. Habiter, n’est pas construire des murs, c’est créer du lien, avec le monde, avec les autres, avec soi. C’est inventer des espaces à ressentir, à rêver : ensemble, autrement, ailleurs. »
Depuis 2006, Maud Caubet Architectes façonne des fragments de villes et de vies, convaincue que l’architecture se situe à la croisée du politique et du poétique. Elle incarne à la, l’expérimentation plastique et l’attention à la nature. Chez Maud Caubet, l’architecture se tisse comme un vêtement. Formée auprès d’Andrée Putman et de Jean-Marie Massaud, elle revendique une approche globale héritée du Bauhaus, mêlant geste artisanal et vision urbaine, sans hiérarchie. Dans son agence, échantillons de matériaux et maquettes dialoguent librement, toutes échelles confondues. Chaque projet devient une composition sensorielle, un tissage de matières et de lumières où se rencontrent le micro et le macro, l’architecture, le design et le paysage. Plus que des usages, Maud Caubet imagine de véritables scénarios spatiaux : des séquences riches, narratives, presque théâtrales.
Depuis vingt ans, son travail s’épanouit dans les programmes mixtes et la transformation du déjà-là. À l’image de l’ancien atelier de boulons réhabilité pour accueillir son agence, chaque projet s’inscrit dans une approche chronotopique : accueillir des usages multiples, s’adapter aux évolutions des modes de vie comme aux variations de lumière et de climat. Inspirée par les bâtiments haussmanniens, son architecture est agile, généreuse, durable et évolutive, où l’ambiguïté des espaces et des façades devient une véritable singularité. Nourrie depuis l’enfance par ses voyages, Maud Caubet mène une quête de sens et d’utilité. Elle défend une architecture durable et inclusive, où le vivant n’est pas un décor mais une structure. Sans dogmatisme, elle conçoit autant des « espèces d’espaces » que des « espaces d’espèces ». Le bois, la terre, les textiles ou la couleur deviennent ses langages. À la tête d’une agence cosmopolite, horizontale et majoritairement féminine – une vingtaine de personnes – elle promeut une architecture intuitive, bienveillante et joyeuse : une architecture à son image.
Retrouvez en kiosques le reportage « La maison suspendue » dans le hors-série Collector
d’Architectures À Vivre n°66 juillet-août-septembre
Visites guidées de l’expo:
Samedis 6, 13 et 20 septembre à 16h par l’architecte
sans réservation
Conférence de Maud Caubet :
Lundi 15 septembre à 19h
Cité de l’architecture et du patrimoine
Dans le cadre des Entretiens de Chaillot
auditorium, accès par le 7 avenue Albert de Mun, 75016 Paris
accès gratuit
réservation obligatoire sur www.citedelarchitecture.fr
Table ronde :
Jeudi 25 septembre à 19h
La Galerie d’Architecture
réservation : mail@galerie-architecture.fr
la galerie d'architecture
11, rue des blancs-manteaux
75004 paris
t + 33 1 49 96 64 00
du mardi au samedi 11h-19h
www.galerie-architecture.fr

