La Maison La Roche (Paris, 1923-1924), la Maison Planeix (Paris, 1924-1928), la Villa Savoye (Poissy, 1928-1931), la Cité-Refuge (Paris, 1929-1933) et l’Usine Claude-et-Duval (Saint-Dié-des-Vosges, 1946-1951), autant d’exemples de l’œuvre d’un maître de l’architecture vue à travers le regard lucide et rigoureux de l’une des figures cardinales de la photographie italienne contemporaine. Les photographies sont organisées en séquences sur la base du temps qui passe, des déplacements et des mouvements, des approches et des éloignements de Guido Guidi à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments.
Guido Guidi (né à Cesena en 1941) a longtemps rêvé de devenir peintre ou architecte avant d'embrasser la photographie à bras-le-corps. À partir des années 1970, il réunit ses différentes passions en devenant photographe pour le département d'urbanisme de l'université de Venise. Il délaisse l'expérimentation en noir et blanc pour le grand format couleur, plus adapté au paysage et à ses mutations. Dans un but documentaire, il s'intéresse aux marges des territoires.
Pour reprendre les mots de l’artiste à propos de son travail : « ce qui m’intéresse dans la photographie, c’est la relation entre les objets et l’espace ».
Dans ces projets liés à l’architecture, Guido Guidi utilise la photographie non pas pour magnifier les œuvres des architectes mais comme un moyen pour se rapprocher de leurs intentions, de leur imaginaire.
