© Jean Arp, Coquille formée par une main humaine, 1935 – ADAGP, Paris 2014 – Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais
Alors qu’il visite le Salon de la locomotion aérienne avec Constantin Brancusi et Fernand Léger en 1912, Marcel Duchamp, tombant en arrêt devant un stand, déclare : « C’est fini la peinture. Qui désormais pourra faire mieux que cette hélice ? ». Le début du XXe siècle, progrès tous azimuts obligent, voit ainsi émerger un nouveau répertoire de formes, radicales, dont s’empare le champ de l’art. Organiques, non géométriques, épurées et abstraites, elles exercent une fascination sur les artistes qui à leur tour développent des manières d’organiser la matière avec du mouvement, à l’image des oiseaux de Brancusi ou Brassaï. L’exposition « Formes simples », présentée au Centre Pompidou-Metz, avec le soutien de la fondation d’entreprise Hermès, rassemble une sélection d’œuvres qui explorent, avec beaucoup de poésie, l’apparition de ce langage esthétique.

