Dès 1925, Le quartier des Pistes à Clermont-Ferrand, est l’ancien site industriel de Michelin. Le lieu servait principalement à la production et aux essais de pneus, avec ses célèbres rampes d’essai, élément totémique appelé “toboggans” par les natifs. Fort de son passé industriel et de sa relation avec le grand paysage, la marque française ouvre un nouveau chapitre dans sa ville de cœur.
Pour Favretto Architecture et l’agence d’urbanisme Asphalt, l’élaboration du master plan pose une question de taille : comment ce nouveau quartier s'intégrera dans la ville ? Grandes halles, salle de spectacle, commerces, hôtels, zone de vitalité tournée autour du sport… Cette aventure collective inclut de nombreux acteurs dont la participation de Kengo Kuma, architecte derrière la rénovation du Japan National Stadium de Tokyo en 2019, pour le musée L’Aventure Michelin, mais aussi celle de Soho Architecture pour la salle de concert 026 et l’agence d’architecture pluridisciplinaire Encore Heureux pour la rénovation de la halle C4 en tiers lieux qui intègrera aussi un autre bâtiment industriel transformé en food court, lieu d’expositions et de coworking, sachant que la programmation des usages, le travail d’identité et le management du projet est assuré par Saguez & Partners.
Le Michelin Innovation Park se porte garant d’un nouvel idéal culturel clermontois, tout en affirmant ses ambitions en matière de transition écologique. Ainsi, appuyé par l’atelier Format Paysage dans sa dynamique de reconnexion à la nature, l’atelier Franck Boutté présente un programme énergétique global pour le parc culturel : recréer de la porosité dans le sol afin d’y restaurer les écosystèmes fragilisés par l’ancienne imperméabilisation. Au total, pour y parvenir, 500 arbres seront plantés, dont 300 de haute tige, soit près de 3 hectares sur 10 dédiés à la végétation. La trame aéraulique, associée à la trame végétale, permettra de rétablir les flux naturels d’air et d’eau afin de créer un système de rafraîchissement naturel.
Ouverture prévue en 2029, ce parc scientifique et social envisage la création de 200 emplois à l’horizon 2030. L’objectif de ce vaste chantier est clair : passer d’un territoire de production à un territoire de vie.