Plus d’éthique, moins de carbone ! C’est sous le signe du « Développement désirable » qu’est placée cette nouvelle édition, pas tout à fait comme les autres, du salon professionnel Maison & Objet, et de son off, ouvert à tous, Paris Design Week
Désir d’un monde nouveau et joyeux, désir d’équilibre, d’innovation raisonnée, de transmission, de lien, « in real life » comme en ligne, aspiration à de nouveaux modes de consommation… Ces retrouvailles, après des mois d’un monde mis à l’arrêt, révèleront, au travers d’un programme riche, la manière dont le contexte a accéléré les réflexions, les idées, les envies de rebattre intelligemment les cartes de la conception, de la production et évidemment, de la consommation.
« En tant que concepteurs, je crois que nous avons un rôle civique, presque politique à jouer, encore plus en ce moment, sur le design, l’architecture, l’urbanisme » explique Franklin Azzi, designer de l’année .
Nous vivons une période où il va falloir beaucoup réinventer. Et j’espère que nous saurons vraiment être les ambassadeurs de ce renouveau. Et il n’est pas le seul ! Les organisateurs de l’événement ont réalisé une enquête auprès d’un millier de professionnels (marques, prescripteurs, etc.), les interrogeant sur les effets de la crise, leurs attentes, et ce que le contexte a modifié dans leurs approches. L’optimisme est au rendez-vous (près de 1 500 marques ont répondu présent), et ce baromètre, amené à devenir un rendez-vous trimestriel, montre à quel point ces aspirations sont communes, traversant tous les secteurs, de la maison aux espaces de travail. Ces derniers, d’ailleurs, seront l’objet de l’installation imaginée par Franklin Azzi sur « Work ! ». Immersive, pluridisciplinaire, elle mettra en scène de multiples hypothèses pour imaginer un autre futur, plus fluide, où l’équilibre vie privée/vie professionnelle pourra aussi s’inventer sereinement.