Créé en Belgique, Architect@Work est destiné aux architectes, aux architectes d'intérieur, aux prescripteurs, aux bailleurs promoteurs. Et veut cibler l'innovation. Et pour cela, vous suivez un protocole très strict pour sélectionner les exposants (fabricants, importateurs, distributeurs…) autour de l'équipement technique et de l'enveloppe du bâtiment.
Nous insistons sur le fait que nous sommes un événement et non pas un salon. Il y a un gros travail d'analyse des propositions effectué par un comité national d'architectes et d'architectes d'intérieur. Pour candidater, un industriel doit fournir un argumentaire et des échantillons éventuels. Il y a un cahier des charges strict : on ne présente que ce qui est validé, et les stands sont contrôlés. De plus, un produit accepté pour une édition française ne le sera pas forcément pour l'un de nos événements dans un autre pays. C'est vraiment ce qui fait notre signature.
La scénographie, conçue par l'agence C4-Créative Fo(u)r, est également extrêmement codifiée, loin des stands individuels.
Nous parlons davantage de galerie d'exposition pour les espaces de présentation. Ce sont des modules uniformes qui forment chacun un carré regroupant chacun quatre exposants, et qui sont conçus pour donner une visibilité maximale aux produits et faciliter l'échange.
Et vous êtes également un événement implanté dans les grandes villes françaises, à Paris, bien sûr, mais aussi à Lyon, à Marseille, à Nantes et à Bordeaux.
Nous avons commencé à Paris, mais même si nous avons une communication nationale, nous nous rendions compte que 80 % du visitorat est de proximité. C'est aussi pour cela que nous avons créé les éditions en région, même si elles sont plus petites en taille. À Paris, par exemple, nous accueillons 256 industriels, contre 170 à Lyon et 130 à Marseille. Nous ne proposons pas de package, les industriels choisissent en fonction de leurs objectifs de développement.
Étonnamment, le salon est gratuit pour les visiteurs.
Plus exactement, il faut se préinscrire, l'accès se fait sur invitation. Et cela permet aussi d'accéder aux programmes des conférences, voire aux replays sur les plateformes digitales.
Quelles réflexions majeures sur l'innovation percevez-vous dans le milieu actuellement ?
L'ensemble est en réflexion sur les matériaux, qu'ils soient biosourcés, issus du réemploi, du recyclage. Tous s'interrogent sur leurs process et sur la valorisation des déchets. D'ailleurs, le thème de l'édition de Paris sera « ImPACT climat ». Ce sera notamment repris dans l'exposition de matériaux, de solutions, de procédés, de systèmes, pour des pratiques plus durables, ainsi que lors des conférences.
Architect@Work Paris, nouveau partenaire des Journées À Vivre, accueillera pour la première fois la remise des prix, le 23 octobre.
Oui, il nous semblait intéressant de valoriser davantage la maison individuelle par rapport à l'événement, qui était jusqu'alors très centré sur des programmes de commandes publiques, sur le contract. Alors qu'il y a de moins en moins de terrains disponibles, nous savons que c'est un enjeu pour l'architecture actuelle d'envisager l'habitat différemment, de penser la transformation de l'existant.