INTÉGRER UNE CIRCULATION SANS PERDRE D’ESPACE

10 novembre 2016 Par Jordi Patillon
© Giaime Meloni
© Giaime Meloni
© Giaime Meloni
© Giaime Meloni

ÉTAT DES LIEUX

Situé au rez-de-chaussée d’un hôtel particulier du 17e arrondissement parisien, l’appartement de Carole et Robin possède un plan assez classique avec des pièces très cloisonnées, mais profite d’un grand jardin privatif avec terrasse. Quand la famille s’agrandit, le couple préfère donc acheter le logement du 1er étage pour y aménager la chambre des enfants plutôt que de déménager. Il se rapproche des architectes des Ateliers Tristan & Sagitta pour assurer la rénovation. L’enjeu consiste à optimiser l’existant tout en intégrant des nouveaux rangements et l’escalier qui mène au niveau supérieur, sans pour autant perdre trop de lumière et d’espace, biens précieux dans la capitale !

RÉPONSE DES ARCHITECTES

Rejeté le long du mur du fond du salon, l’escalier a été livré en kit prêt à visser. Sa couleur et sa finesse lui permettent de se fondre dans le décor. Fabriqué en métal, son épaisseur n’excède pas 25 millimètres. Son apparente simplicité cache un partenariat fructueux entre architectes, artisan et ingénieur qui a permis de réaliser une prouesse technique en le suspendant au plancher supérieur. Recouvert d’une peinture thermolaquée réalisée en atelier – beaucoup plus résistante que si elle avait été faite sur place –, cette sculpture élancée et évanescente ne possède pas de contremarche. Seul remplissage : les premières marches en bois accueillent une petite bibliothèque. Un long meuble en chêne et contreplaqué, tel un trait tiré du salon à la cuisine, est suspendu à 2,10 mètres du sol, n’occupant ainsi aucun mètre carré au sol !

DÉTAILS

La cuisine, dessinée sur-mesure, participe à l’optimisation de l’espace, en dissimulant derrière ses coulissants un maximum de rangements. Portes en bois massif, poignées émaillées, cimaises, rosaces : l’ancien appartement bourgeois possède de remarquables témoignages de son histoire que les architectes décident de conserver et de mettre en scène, comme l’ancienne moulure dans la chambre des enfants. À cet étage, deux ambiances distinctives délimitent le royaume de chaque frère. La cloison qui sépare la pièce de l’escalier n’étant pas toute hauteur, elle laisse filer la lumière plus librement jusqu’au rez-de-chaussée.