HABITER LA NATURE

4 juillet 2017 Par Charlotte Fauve
Olson Kundig, La Pierre, 2010, Iles San Juan, WA, USA © Dwight Eschliman / Olson Kundig
Travis Price Architects, Résidence Hayes, 2014, Berkeley Springs, Virginie Occidentale, USA © Ken Wyner
Habiter la nature, éditions Phaidon, mars 2017
Habiter la nature, éditions Phaidon, mars 2017

Elles se nomment Maison de l’eau, Maison de la falaise ou Retraite de la forêt. Au centre de la première, un vaste miroir d’eau entouré d’une série de murs et d’allées met en valeur l’espace extérieur et le paysage du mont chinois Yulong. La deuxième, située sur la côte atlantique de la Nouvelle-Écosse au Canada, est un refuge cubique perché sur le sol rocheux, avec un incroyable panorama sur l’océan. En sapin et cèdre, la troisième est cachée dans un bois tapissé de fougères, sur l’île de Vancouver.


En tout, soixante habitations pas comme les autres, construites entre le milieu du XXe siècle et aujourd’hui, sont à découvrir dans le livre Habiter la nature des éditions Phaidon, sélection d’édifices exceptionnels qui transporte le lecteur aux quatre coins de la planète. Chacune de ces maisons offrent des vues exceptionnelles sur une infinie variété de sites naturels, se fondent dans leur environnement ou encore utilisent des matériaux et formes directement issus du paysage environnant.

Certaines sont reconnaissables entre toutes, telle l’iconique Maison sur la cascade posée en équilibre sur une chute d’eau par Frank Llyod Wright, ou encore l’écarlate Casa Malaparte d’Adalberto Libera dressée sur un piton rocheux du golfe de Salerne. Dans le sillage de ces constructions pionnières, les architectes ont redoublé d’imagination pour rapprocher l’habitant du dehors… et de ses rêves d’enfant. Légère et immaculée comme la Maison avant la maison du japonais Sou Fujimoto avec ses espaces à l’air libre, sans dedans, ni dehors ; secrète et verdoyante sous sa sobre toiture d’herbes et de bruyères, tel le Pavillon de chasse que les norvégiens de Snøhetta ont recourbé en escargot dans les montagnes norvégiennes.

Ramener la nature au cœur des villes, intégrer les bâtiments au paysage, vivre en communion avec l’extérieur : les très sérieuses préoccupations de notre siècle s’y dévoilent avec émerveillement et un seul impératif : s’il te plaît, dessine-moi une maison…

 

Article paru dans le Hors-série 35 : Vivez dehors ! (juin-juillet-août 2017)