En 2025, sur l’ensemble du territoire français, les Journées Architectures A Vivre se sont déroulées du 21, 22 juin et 28, 29 juin 2025 dans tout l'Hexagone, afin de découvrir et mettre en lumière le travail des architectes et leur rapport aux usagers. Quelque 900 visites ont été assurées par les architectes, en compagnie des propriétaires, sur des projets de maisons et d’appartements qu’ils ont menés.
C’est dans ce vivier que dans un premier temps la rédaction a sélectionné 17 finalistes, dont les dossiers complets ont ensuite étaient examinés par un jury le 16 septembre dernier. Et mercredi 5 novembre, Architectures À Vivre ouvrait la session de conférences du salon Architect@Work à La Grande Halle de la Villette à Paris, dans un auditorium comble, en proposant un talk suivi de la remise des prix, en présence de la rédaction, des lauréats, des partenaires, et des membres du jury.
Modérée par Nathalie Degardin, rédactrice en chef, la table ronde rassemblait Benjamin Coustès et Pierre Briant, architecte et fondateur respectivement de l’agence Littoral et Appareil Architectes, ainsi que de Frédéric Poulat, élu au Conseil national de l’Ordre des Architectes. En interrogeant quel sens donner à une architecture de résilience, à travers le prisme de l’habitat, et la lecture de l’existant, la prise en compte de son histoire et de l’environnement.
Les architectes ont partagé leurs parcours, leurs pratiques, à travers des exemples de rénovations et de constructions, évoqué leurs collaborations avec des bureaux d’études, à l’image de l’utilisation des simulations thermiques dynamiques pour bâtir des scénarios d’usages, évolutifs dans le temps, ou dans une « lecture du potentiel silencieux du lieu ». A été aussi évoquée la volonté du Conseil national de l’ordre des architectes, de faire comprendre aux acteurs politiques combien l’architecture peut être un levier d’amélioration du cadre de vie, notamment en leur partageant diagnostic et propositions concrètes exprimées dans un Plaidoyer. Et les échanges se sont conclus en rappelant les actions d’informations menées comme les rencontres Architectures & Territoires, les webinaires, et l’apport concret de l’expertise des architectes lors de missions spécifiques, à l’image de la sollicitation des architectes réunionnais après le cyclone Chido à Mayotte en décembre 2024.
La remise des Prix Maisons À vivre a ensuite démarré par un mot d’Arthur Fitamant, éditeur délégué d’Architectures à Vivre, qui revenait sur les 25 ans du magazine, suivi d’une intervention de Frédéric Hourry, adjoint à la sous-directrice de l’architecture, Ministère de la culture, partenaire depuis la création des Journées d’Architectures À Vivre, qui rappelait les enjeux de penser le cadre de vie au quotidien.
Les premiers lauréats remerciés ont été les étudiants, dans le cadre du concours porté par le fabricant outdoor Gypass, partenaire fidèle des Journées A Vivre, sur une proposition de dessin d’un produit : Madame Valérie Artu, responsable marketing chez Gypass, a remis le premier prix au duo Kataryna Menegon et Alexis Manin (avec une dotation de 3000 euros) et le deuxième Prix à Miriam Obi (avec une dotation de 2000 euros).
Avant de se répartir pour récompenser les professionnels, le jury a partagé son analyse d’une architecture à vivre en 2025 : entre une architecture pensée pour le quotidien, respectueuse d’une bonne intégration dans l’environnement, voire réinterprétant des codes vernaculaires, un soin particulier porté au choix des matériaux, à l’évolutivité de l’espace dans le temps.
LES LAUREATS 2025
Cette année, le Grand Prix du jury a été décerné à l’agence Strate pour la construction d'une maison de ville à Toulouse, remis par Frédérique Poulat, élu CNOA. Lucie Weber a reçu le Grand Prix du Public pour ‘La Maison bleue’ à Kintzheim, remis par Julien Haussy d’espace atypiques. À la clé pour les deux gagnants, une formation en 2026 au Campus MaNa autour des savoir-faire et des métiers d’art. Une Mention Spéciale est accordée à Benjamin Coustès de Littoral pour sa collaboration avec Bast autour du projet ‘Contis’, remis par J Johannie Bouffier Hartman qui représentait le Réseau des Maisons d’Architecture.
L’agence Atelier Socle remporte quant à elle la Mention Insertion dans le Paysage grâce à son projet de rénovation réalisé à Clohars-Carnoët, prix remis par Grégory Villain, réprésentant les CAUE . Présenté Maxime Scheer de l’agence Cent15, et ancien lauréat, une Mention Transformation-Rénovation a été attribuée à Antoine Notardonato pour sa ‘Maison MB’ à Plougastel. Cette année, le jury a décerné deux coups de cœur rénovation, pour une rénovation par l’agence Comet, projet ‘Pinède’ à Nîmes, prix remis par Géraldine Camara, déléguée générale de l’UNSFA, et la rénovation de l’appartement parisien Léon, par l’agence Lagoa, dont le travail sur la couleur a été souligné en remettant le prix par Bérengère Tabutin, architecte d’intérieur, secrétaire générale du Conseil Français des Architectes d’intérieur.