Pour le plaisir de flâner dans le parc, tout prétexte d’aller à la Villa Carmignac est à saisir. Et celui-là est de taille : la nouvelle exposition, baptisée « Vertigo », nous plonge dans un bain sensoriel imaginé par l’historien Matthieu Poirier, spécialisé dans l’art abstrait, qui s’ingénie à troubler nos perceptions. Désorientations, flottements, éblouissement… le voyage est conçu en six registres visuels associés au paysage : l’aquatique, le cosmogonique, l’aérien, l’infini, le terrestre et l'abyssal.
Au programme, une cinquantaine d’œuvres, dans un parcours éclectique alliant Gerhard Richter, Yves Klein, Hartung, mais aussi Thomas Ruff, Ann Veronica Jansen, Carlos Crue Diez, James Turrel, Olafur Eliason,. Et des œuvres réalisées in situ, à l’image de La poursuite du rayon vert de Flora Moscovici. La sélection rentre en symbiose avec l’architecture du lieu jusqu’à épouser jardin. Une fois la visite finie, à proximité, le fort Saint-Agathe accueille une installation de Julien Charrière pour une dernière plongée, méditative cette fois. À suivre sur le site internet, durant l’été, en lien avec la thématique de l’exposition, la Villa concocte un programme nocturne comprenant un cinéma plein air et des promenades sonore. On vous le disait : il y a toujours une raison pour (re)venir dans ce havre bien tranquille.