Jean Fabien Leclanche, photographe de l’urbain depuis 2010, s’intéresse à la ville et à tout ce qui la compose : les vues, les bâtiments, les gens, les lumières… Mettant à l’honneur la diversité des lieux et de leurs habitants, ses clichés sont pris sur le vif, sans préméditation et surtout sans préjugés. Un esthétisme authentique, loin d’une perfection lisse qui serait contradictoire avec la ville en elle-même.
« De l’urbain, de l’humain. Du détail, du fragment. Du futile et de l’essentiel. C’est ce qui constitue la trame de ses clichés. »
Pour l’exposition Transitions, il s’est appliqué à photographier les « friches urbaines ». Un terme général qui englobe les anciennes usines, hangars désertés, hôpitaux désaffectés ou dents creuses végétalisées. Ces lieux chargés d’histoire ne peuvent plus accueillir les activités d’autrefois, mais leurs structures offrent des abris plein de charme, parfois détournés pour devenir de nouveaux lieux d’accueil. Festivités, activités artisanales, cultures maraichères ou commerces : toute sorte de programme temporaire y prend place, et les exemples sont nombreux. À travers cette exposition, le potentiel de ces délaissés urbains est clairement démontré et on en arrive à se demander :
« Et si cet urbanisme temporaire devenait une nouvelle manière de faire la ville ? »
